Corse Net Infos – Cullittivu anti maffia Massimu Susini : non au projet du nouveau plan de gestion des déchets de la Corse

Dans un communiqué le Cullittivu Massimu Susini demande de retrait immédiat de la délibération concernant l’avis au projet de plan territorial de prévention et de gestion des déchets et de l’économie circulaire de la Corse. Selon lui, Un avis favorable de l’assemblée de Corse le 21 décembre engendrerait “une nouvelle étape dans la prise de pouvoir de la mafia sur la gestion déchets en Corse avec l’aval des élus et de l’Etat”

Le projet du nouveau plan de gestion des déchets de la Corse (élaboré par le Cabinet d’Etudes Elcimaï Environnement proche des multinationales qui captent aussi le marché des déchets après avoir capté celui de l’eau et ayant travaillé pour la CAPA) et le rapport qui doivent être soumis pour avis à l’Assemblée de Corse le 21 décembre prochain, s’ils reçoivent un avis favorable, engendreront une nouvelle étape dans la prise de pouvoir de la mafia sur la gestion déchets en Corse avec l’aval des élus et de l’Etat.

Ce projet, qui prône, en façade, la prévention de la production de déchets et le tri, acte pourtant deux faits majeurs:

  • Le retour probable de l’incinération avec la prévision éventuelle d’un incinérateur de140000 tonnes ou de chaudières à combustibles solides résiduels issus du tri des déchets.
    Au-delà des problèmes réels de nocivité pour la santé et l’environnement, ce projet de plan ajoute clairement une supplémentaire et très chère étape au traitement des déchets en Corse…pourtant déjà le plus cher d’Europe. Nous payerons ainsi au prix fort l’incinération alimentée par un tri médiocre, mais cher, ainsi que l’enfouissement des cendres et mâchefers et autres REFIOM (poussières toxiques captées par les filtres à envoyer en centre d’enfouissement pour produits dangereux sur le continent). Double traitement- Double transport – Double profit….
  • Le tout-privé dans la gestion des déchets:la collectivité publique construisant les équipements au prix fort et en délégant la gestion aux groupes privés, collectivisation des dépenses mais privatisation des profits.Le pendant juridique du volet technique est bien celui d’un choix conscient d’ouvrir de nouveaux marchés aux appétits les plus voraces. Pourtant la porosité entre banditisme –élus –grandes entreprises du déchet est bien connue, et l’Assemblée de Corse, avec le vote du nouveau Plan, prendrait une lourde responsabilité dans l’aggravation de l’implantation de la mafia et des grands groupes en Corse

Pour nous, trois principes fondamentaux doivent être appliqués de façon indissociable dans la gestion des déchets pour éradiquer le pouvoir de la mafia dans ce domaine et lui soustraire les marchés :

  • Définir en amont le prix acceptable de la gestion des déchets en Corse au regard d’un niveau de tri qui doit dépasser les 70 %, comme c’est le cas dans une grande partie de l’Europe aujourd’hui et notamment plusieurs régions d’Italie. Les corses paient toujours plus…pour des résultats toujours aussi médiocres. Nous sommes dans une situation de pillage organisé ou les sommes dépensées par les Collectivités augmentent sans cesse sans analyses du rapport prix/efficacité
  • Gérer de façon 100 % publique (soit en régie, soit sous forme de Sociétés Publiques Locales associant la CDC et les intercommunalités) les collectes, les installations structurantes(centres de tri, grandes plateformes de compostage…),le transport ainsi que la valorisation et la revente des matériaux triés.
  • Être autonomes dans nos modes de traitement: ne pas exporter nos déchets et appliquer en urgence les mesures de collecte de tri et de compostage indispensables pour réduire l’enfouissement à moins de 30 %
    A quand la cohérence entre les discours et les actes? Quand sortiront nous enfin de la spirale nocive du trafic des déchets?

Source : https://www.corsenetinfos.corsica/Cullittivu-anti-maffia-Massimu-Susini-non-au-projet-du-nouveau-plan-de-gestion-des-dechets-de-la-Corse_a54313.html

Corse Matin – Le collectif Massimu Susini veut inscrire la lutte anti-mafia dans la loi

Photo Jonathan Mari

U cullittivu Massimu Susini veut faire inscrire dans la loi des dispositifs pour renforcer la lutte contre la criminalité organisée.

À cet effet, une délégation (Jean-Toussaint Plasenzotti, Jean-Jérôme Mondoloni, Christiane Muretti) a eu une entrevue, hier à Bastia, avec le député de la Haute-Corse Michel Castellani.

Une autre a rencontré à Ajaccio son homologue de Corse-du-Sud, Jean-Jacques Ferrara ; une entrevue similaire a eu lieu la semaine dernière avec Paul-André Colombani tandis qu’un rendez-vous est fixé, début octobre, avec Jean-Félix Acquaviva.

Le collectif anti-mafia va aussi solliciter les deux futurs sénateurs. Auparavant, il a rencontré le président du conseil exécutif Gilles Simeoni et celui de l’assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni.

S’il poursuit son action pour rappeler leurs prérogatives à l’État et à la Justice “face à la non-élucidation de la quasi-totalité des assassinats” (une audience a été demandée au procureur général), aux élus de la Collectivité de Corse “pour qu’il y ait une transparence totale dans l’attribution des marchés publics”, sa démarche “entre aujourd’hui dans une autre dimension”, souligne Jean-Toussaint Plasenzotti.

L’idée est de sensibiliser les parlementaires pour qu’ils portent une proposition de loi “qui reconnaisse le délit d’association mafieuse”. 

La loi italienne, citée en exemple, “est appliquée dès qu’une personne est réputée avoir un lien avec le crime organisé”, signale Jean-Jérôme Mondoloni, avocat honoraire, qui note également qu’elle s’attaque aux aspects les plus insidieux comme “la force d’intimidation”.

Selon le collectif, qui se réfère aussi au dispositif mis en œuvre depuis longtemps aux États-Unis et à la prise de position du Parlement européen, “une démocratie doit pouvoir exiger d’une personne qui entretient des relations avec une organisation criminelle qu’elle fasse la démonstration qu’elle a acquis ses biens avec des revenus licites et à défaut de les confisquer”. 

La loi française doit d’ailleurs “aller plus loin en matière de confiscation de biens criminels”, estime Jean-Toussaint Plasenzotti.

“Il faut, comme en Italie, des saisies préventives, et que cela soit obligatoire et non une possibilité.” 

Le collectif prône aussi l’amélioration du statut de coopérateur de justice (“repenti”) qui en l’état actuel “n’est pas satisfaisant” et veut œuvrer auprès de la jeunesse pour “qu’elle ne soit pas fascinée par l’argent des voyous“.

S’il se réjouit du vote à l’unanimité par la CdC d’une motion sur l’évaluation des politiques publiques, le cullittivu demande aux élus territoriaux, détaille Me Mondoloni, “d’agir concrètement” en renforçant le contrôle des marchés publics “comme celui des déchets”, “d’attaquer les PLU et cartes communales illégaux”, “de lutter contre la spéculation immobilière et foncière” et “de ne pas laisser les associations de protection de l’environnement seules en première ligne”. 

Il veut aussi “faire la jonction entre les élus de la CdC qui, après des réticences chez certains, montrent une écoute attentive et la population où l’on sent une prise de conscience face à la mafia”.

À l’initiative de députés, une réunion devrait associer, par la suite, les collectifs Massimu Susini et A maffia nò, a vita iè, les six parlementaires, le député européen, les présidents de l’exécutif et de l’assemblée de Corse.

Le député Castellani a souligné, à l’issue de cet entretien, que “la société doit reposer sur des bases saines. C’est un problème de société fondamental qui doit être traité en commun”.

Source : https://www.corsematin.com/articles/le-collectif-massimu-susini-veut-inscrire-la-lutte-anti-mafia-dans-la-loi-112411

Corse Matin – Collectif Massimu Susini : « Ce n’est pas une vendetta ! »

Ce collectif a tenu une conférence de presse hier matin devant le tribunal d’Ajaccio. Son but, explique-t-il, n’a jamais été de venger Massimu Susini mais de lutter contre la mafia, et d’essayer, par des propositions, d’enrayer son développement en Corse

Dix jours après l’assassinat de Jean-Antoine dit Tony, Carboni et autant de jours de tensions avivées par une série de communiqués entre la famille Carboni d’un côté et le collectif anti-maffia Massimu Susini de l’autre*, le collectif a tenu à rappeler les raisons de sa constitution, le 5 octobre 2019.

Hier matin, les membres fondateurs du collectif se sont donc retrouvés devant les grilles du palais de justice d’Ajaccio pour couper court, selon les termes de Jérôme Mondoloni, avocat et également membre de l’association de défense de l’environnement ABCDE, « à l’escroquerie intellectuelle » qui présente les assassinats de Cargèse comme une vendetta et une guerre familiale.

Le collectif, rappellent-ils, s’est constitué pour lutter contre l’emprise mafieuse et la mainmise du territoire de Cargèse par une « bande de jeunes voyous » du village, en lien avec « des bandes plus installées à Ajaccio ». Une lutte qui n’est, poursuivent-ils, que la continuation de celle menée par Massimu Susini et la raison même, affirment-ils, de l’assassinat, il y a bientôt un an, du militant indépendantiste de 36 ans.

Cinq membres du collectif se sont succédé à la tribune (d’abord Jérôme Mondoloni, puis son président, le poète Rinatu Coti, Manette Battistelli, Vincente Cucchi d’ABCDE et le comédien Pierre-Laurent Santelli), pour souligner, une nouvelle fois, « la faillite des pouvoirs régaliens, de l’État et de la justice en Corse ». Ainsi, l’enquête sur l’assassinat de Massimu Susini n’a, assurent-ils, encore « débouché sur aucune interpellation ».

« Son nom, son visage sont partout »

Ils ont également tenu à préciser qu’ils n’ont « jamais accusé nommément personne, et que d’ailleurs personne ne les a accusés de calomnier ou de diffamer ». La seule critique à laquelle ils ont eu à faire face, poursuivent-ils, c’est que « la mafia n’existe pas » : « Cette critique fait aujourd’hui sourire tout le monde. S’il y a un combat que le collectif a gagné, c’est bien celui de l’idée que la mafia est désormais une réalité en Corse et qu’elle est tentaculaire.”

Pour le collectif, « Massimu Susini a été assassiné parce qu’il s’est opposé physiquement et en paroles à la bande de crapules et à leur chef qui veulent mettre le village sous coupe réglée. La nouveauté amère, pour les mafieux, c’est que Massimu Susini, onze mois après, est toujours avec nous. Sempre Vivu. »

Les membres du collectif font ici référence à l’effigie de Massimu Susini, désormais présente sur de nombreux murs de l’île : « Son nom, son visage sont partout, c’est intolérable pour les petits mafieux, alors ils profanent, ils tirent sur son visage, ils mettent le feu à ce qui était son gagne-pain », poursuivent-ils, rappelant ainsi la tentative d’incendie, il y a une quinzaine de jours, de la paillote 1768. Enfin, ils rappellent le travail qu’ils ont effectué depuis un an, les réunions avec les élus de l’Assemblée de Corse, de l’Exécutif, celles en préfecture, leur demande pour introduire dans la loi le crime « d’association mafieuse », la saisie et confiscation des biens de toute personne soupçonnée d’association mafieuse ainsi que l’élargissement et la consolidation du statut de coopérateur de justice « afin de fragiliser le crime organisé et de donner aux criminels la possibilité de s’amender ».

Ils espèrent que les députés corses porteront devant l’Assemblée nationale cette dernière demande.

Source : https://corsematin.com/articles/collectif-massimu-susini-ce-nest-pas-une-vendetta-111716

Rivista Tempi – « A maffia, un frenu pà l’emancipazione naziunale ? »

Era u titulu di u cuntrastu urganizatu in Corti da a Ghjuventù Indipendentista u 18 di farraghju, mentre i Scontri internaziunali di a ghjuventù in lotta. Pà discorre ingiru à u tema di a maffia, si sò adduniti raprisintenti di i cullettivi Massimu Susini è A maffia nò a vita iè è una delegazione di a Fajdda, un organisazione independentista siciliana.

À l’iniziu di u cuntrastu, Ghjuvansantu Plasenzotti, u raprisintente di u cullettivu Massimu Susini ci ramenta chì, benchì a situazione corsa sia diversa da quella di a Sicilia, a parolla « maffia » hè divintata una parolla internaziunale chì currisponde à un’organisazione chì si vole piglià u putere, « un mondu illegale chì si vole impatrunisce di u mondu legale ». Issa definizione, à u centru di un cunflittu semanticu i mesi passati, ùn hè micca stata curretta o cuntraditta da l’altri participanti.

Dopu à une prisintazione corta di l’invitati, sò state poste duie dumande chì anu strutturatu u cuntrastu.

Prima, cumu hè chì ci hè una cultura di u maffiosu in Corsica è forse in Sicilia ? Sicondu à Dumenica Bianconi, di u cullettivu A maffia nò a vita sì, d’un puntu di vista storicu, ci hè statu un esiliu di i Corsi par via di a puvertà è i maffiosi eranu quelli chì a facianu à avè una vita più bona, à riesce in altrò prima di vultà in Corsica. Ghjuvansantu Plasenzotti ùn hà micca u stessu parè : ci hè una cultura di l’arme in Corsica parchè ci vulia à esse militare innanzu pà riesce ind’un paese povaru. Dopu, u muvimentu naziunale hà fattu nasce una burghesia chì ùn esistia micca, cumposta da capi naziunalisti, chì anu messu in anda u prughjettu di « rende più ricche certe parsone », più putente oghje cà prima par via d’issu cambiu. A cultura di u maffiosu hè liata à un doppiu fenomenu : u muvimentu naziunale hà sirvutu l’intaressi di a burghesia corsa, chì hà bisognu d’un sirviziu armatu avà. D’un’altra parte, issa cultura hè quella di u stintu di a morte, di u putere è nasce d’un pinsamentu fascistu postu chì maffiosi pensanu ch’elli sò più cà l’altri.

A siconda dumanda era di sapè s’ella ci era l’omertà in Corsica è s’è i dui cullettivi aspittavanu da a ghjente ch’ella palisessi i maffiosi. Dumenica Bianconi hà rispostu chì u silenziu di i Corsi era un silenziu di paura è di sfidu. Pensa chì ci vole à palisà i fatti pà dumandà l’aiutu di a ghjustizia, micca e parsone, parchè ùn avemu prove. Pà Ghjuvansantu Plasenzotti, u Corsu chì ùn parla micca hè un mitu, un mischiu di realità è d’invenzione è ùn ci hè omertà in Corsica. U putere di a maffia hè un putere in furmazione è ci vole à dalli una risposta cullettiva pà cumbatte issa forma di cultura induve i debbuli morenu è i più forti cumandanu. Tandu u discorsu publicu ghjova à impedisceli di divintà più forti.

A so riflessione nantu à a maffia, Ghjuvansantu Plasenzotti l’hà spiecata parechje volte dapoi u mese di sittembre, quandu Massimu Susini, u so nipote hè statu tombu in Carghjese. D’uttobre, un mese dopu a morte di Massimu, ci dava di più precisione nant’à a so interpretazione di l’assassinamentu di Massimu è a so visione di a situazione pulitica in Corsica :

            Carghjese, 29 d’uttobre di u 2019

U 12 di sittembre, u vostru nipote, Massimu Susini, hè statu tombu in Carghjese nant’à u so locu di travagliu, da luntanu, da una o parechje parsone piattate. Massimu hè prisintatu da quelli chì u cunniscianu cum’è un travagliadore, un patriottu corsu chì avia un’etica è u sensu di a ghjustizia. Tandu, chì sarianu e ragione di tumbà à un omu cusì ?

Ghjuvansantu Plasenzotti — Ghjustu à puntu, sò e so qualità chì anu fattu a so morte. Parchè era un omu chì s’uppunia à un gruppu di gattivi sughjetti, prima, chì si vulianu impatrunisce di u travagliu di l’altri, chì si vulianu impatrunisce di ciò ch’ùn hè micca soiu è chì pensanu chì l’altri devenu esse à u so sirviziu, chì avendu un certu putere fundiatu nant’à a paura, nant’à una forma di terrurisimu, pudianu elli fà di Carghjese u so tarritoriu, cum’è si diciaria ind’è u medievu, cum’è signori chì si facenu un tarritoriu pigliendulu à e cummunità dicendu « avà hè meiu è avà avete da travaglià par mè ». Massimu s’hè oppostu à issa ghjente quì à nome di i valori chì u purtavanu à esse un patriottu. Hà dettu : « in Carghjese què ùn si pò micca passà fintantu ch’e sò quì ». È dunque hè statu tombu parchè impedia à certi di fà di Carghjese un tarritoriu maffiosu.

Dopu à u so assassinamentu, un cullettivu Massimu Susini hè statu creatu. Sicondu voi, sarà abbastanza pessima a situazione pà fà chì a ghjente sia ubligata à mubilizassi ?

A prova ch’ella hè una situazione pessima hè chì ci hè un omu di 36 anni ch’hè statu assassinatu quand’ellu andava à travaglià a mane. Vale à dì chì oghje in Corsica, esse à l’ora à u so travagliu, esse un omu curaghjosu, esse un omu unestu, ùn hè più una qualità, ghjè un difettu chì vi face more. Dunque iè, a situazione hè pessima oghje è piglia un versu assai periculosu pà l’inseme di a nostra sucetà. Una, chì u tarritoriu di Carghjese ùn avia mai cunnisciutu fatti simuli : inde a storia di Carghjese ùn esiste micca què. Dui, hè chì ci vole à sapè chì Massimu era un patriottu è ùn avemu micca cunniscenza, inde a storia di a Corsica di un patriottu ch’hè statu assassinatu da a maffia, direttamente da a maffia è po tombu parchè a maffia si vulia piglià un tarritoriu. Vole dì chì hè l’ideale di st’omu ch’hè statu tombu è dunque ghjè un missaghju chì hè statu lampatu à l’inseme di tutti i Corsi. Eiu dicu sempre chì hè statu un missaghju di minaccia di morte chì hè statu lampatu à u vechju populu corsu parchè sò i valori di u vechju populu corsu chì muvianu à Massimu è chì facianu ch’ellu pudia esse un resistente. Issu vechju populu, a maffia u vole rimpiazzà, u vole fà sparisce pà mette una pupulazione à a piazza, pà pudè munghjela. Una pupulazione sottumessa da esse munta cum’elle sò munte e pecure.

Di quale saria a rispunsabilità ? Saria una situazione d’imputenza di l’eletti, è di manera più precisa, di i naziunalisti ?

E rispunsabilità in prima sò di quellu chì t’hà a putenza publica, vale à dì chì t’hà e capacità di fà move a pulizza, i ghjudici, i servizii di rinsignamentu… Invece chì un fenomenu maffiosu hè crisciutu in Corsica malgradu ch’è no avissimu a prisenza pulizziera a più forte di tutta a Francia. Ghjè a prima cosa.

A siconda, hè chì l’eletti naziunalisti sò à u putere dipoi 2015, dipoi 4 anni, è chì issu fenomenu hè crisciutu mentre chì i naziunalisti, chì eranu una speranza maiò pà u populu corsu, sò à u putere. Ci hè calcosa ch’ùn và micca. Accantu à què, ci vole à ricunnosce dinò chì issu fenomenu esiste dinò è s’hè spartu parchè a cultura corsa s’hè indebbulita, i valori corsi di resistenza è d’altri d’altronde, si sdrughjenu pianu pianu è quì l’eletti naziunalisti portanu a responsabilità chì ùn anu micca aiutatu, dipoi 4 anni, a cultura corsa, a civilità corsa à piglià forza. Anu fattu parechje cose chì eranu assai simboliche ma inde u cuncretu, ùn ci hè statu nulla pà rinfurzà a cultura corsa. Invece chì à u cuntrariu, a prisenza naziunalista, hà datu una legitimità à l’emergenza di una burghesia corsa, putente, chì t’hà un putere finanziariu è ecunomicu ch’ùn hà mai avutu sinamente à avà è issa putenza ecunomica di a burghesia corsa, hè liata di manera naturale à elementi maffiosi. Allora, di chì manera ? Sò parechje e manere, ma diciaremu chì a sucetà corsa, ùn hà più e forze d’opponesi à un putere maffiosu. In tutti casi, hè ciò ch’è no pinsavamu sinamente à avà… ciò ch’ellu face u cullettivu, dà una speranza ma ùn pò micca bastà, hè capita. Ma in più di a rispunsabilità di u statu, ci hè quantunque calcosa chì face chì isse bande chì eranu bande criminale cum’elle ci ponu esse in parechji paesi, in tutti i paesi è tutte e sucetà, si sò avviste chì a sucetà corsa ùn avia micca a forza d’opponesi à elle. È tandu, si sò messe à avè ambizione più cà d’esse bande criminale, ma d’esse u veru putere arcanu di a sucetà corsa, vole dì u veru putere quantu chì l’eletti, ùn devenu più esse cà quelli chì sò i raprisintenti di u veru putere.

Source : https://tempicorsica.com/2020/03/04/a-maffia-un-frenu-pa-lemancipazione-naziunale/

Corse Net Infos – “Défendre la Corse de la mafia du béton et de la spéculation”. Le collectif Massimu Susini encourage le travail di l’Assemblea di a Giuventù

Dans un communiqué de presse le collectif anti mafia Massimu Susini félicite les jeunes di l’Assemblea di a Giuventù pour lui travail de défense et de protection de l’environnement.
“Il est courageux de la part du groupe « Custruimu l’avvene » de demander à la Collectivité de Corse qu’elle défère de manière systématique les permis de construire qui ne respecteraient pas le PADDUC.”

Le communiqué

Le CULLITTIVU ANTI MAFFIA MASSIMU SUSINI se félicite des propositions constructives émises lors de « l’Assemblea di a Giuventù » pour la défense et la protection de notre environnement.
En Corse, lutter pour notre environnement, notre patrimoine commun, c’est lutter pour les terres agricoles, pour l’autosuffisance alimentaire. Donc pour la liberté.
C’est aussi affronter la mafia du béton et de la spéculation.
Il est courageux de la part du groupe « Custruimu l’avvene » de demander à la Collectivité de Corse (CdC) « qu’elle défère de manière systématique les permis de construire qui ne respecteraient pas le PADDUC ».
Cela rejoint en tous points une des principales propositions du CULLITTIVU MASSIMU SUSINI pour freiner les appétits de la mafia dans l’immobilier.
Nous avons toujours eu foi dans notre peuple et la maturité exprimée par les jeunes gens qui proposent ces motions nous confirment dans ce sentiment.
D’autant plus qu’ils ont fait part de leurs légitimes inquiétudes, que nous partageons, s’agissant des montages financiers douteux pour la future compagnie maritime régionale, toujours espérée , mais qui risque fort de ne profiter qu’à une oligarchie insulaire qui contrôle, entre autres, les transports maritime et routiers.
Cette prise de conscience de la nécessité de défendre , en acte, notre terre, son environnement, et cette réflexion critique et lucide sur l’usage de l’argent public par la CdC, mais aussi sur les orientations stratégiques qu’elle a a décider pour notre pays, va incontestablement dans le sens de la défense de l’intérêt commun et donc de notre avenir à tous. Elle a le grand mérite de répondre aux grandes inquiétudes qui s’expriment partout en Corse. Notre Collectif veut également saluer le RAPPORT n° 045 : Modernisation des pratiques institutionnelles de l’Assemblée du Président de l’Assemblée de Corse, soumis au vote lors de la session ordinaire des 13 et 14 février prochains portant, notamment, sur la refonte du comité d’évaluation des politiques publiques et les propositions faites pour l’améliorer.
C’est là aussi une de nos principales demandes à la CdC, maintes fois réaffirmée, pour lutter contre l’infiltration mafieuse dans l’économie insulaire.
Oui, les Corses attendent de la « maison de cristal » la mise en place d’un comité d’évaluation indépendant qui, en toute transparence, pourra vérifier que les marchés publics qui dépendent de la CdC ne vont pas dans les poches des entreprises de la mafia ou dépendantes d’elle, y compris si elles sont légales.
Bien entendu, sur ce problème extrêmement sensible pour la santé de notre société, notre Collectif ne se contentera certainement pas d’effets d’annonce.
Nous souhaitons une traduction rapide dans les faits car il y a urgence.
Cette première mesure va dans le bon sens. Il faut qu’elle soit suivie d’autres, toutes aussi stratégiques pour nous défaire de l’emprise mafieuse.
Si nous restons très attentifs sur la suite, nous sommes également disponibles pour aider les institutions et les élus, à prendre toute mesure allant dans le sens qui contrecarre les intérêts des mafieux et de leurs complices.

Source : https://www.corsenetinfos.corsica/Defendre-la-Corse-de-la-mafia-du-beton-et-de-la-speculation-Le-collectif-Massimu-Susini-encourage-le-travail-di-l_a47535.html